Rencontre avec Christophe Courjon, rédacteur en chef de Rotary Mag

Animateur de Rotary Mag depuis plus de 30 ans, Christophe Courjon a accompagné les évolutions d’un magazine qui reflète l’esprit du Rotary et ses engagements. Lors de notre échange, il a partagé les souvenirs marquants de sa carrière, les défis rencontrés, et ses réflexions sur l’avenir d’un titre qui continue de se réinventer.

Comment et quand avez-vous rejoint Rotary Mag ?
Je suis entré comme rédacteur en chef adjoint en 1989, puis je suis devenu rédacteur en chef trois ans plus tard. Ce qui est amusant, c’est que lors de mon recrutement, le poste de rédacteur en chef adjoint était gardé secret pour éviter toute pression extérieure des Rotariens. Quand j’ai demandé quel était le lectorat, on m’a répondu « uniquement des hommes » (on était en janvier 1989). J’ai cru, pendant quelques minutes, qu’il s’agissait d’une revue de charme, avant que le recruteur me précise qu’il s’agissait d’un mensuel sérieux !

Qu’est-ce qui a le plus changé depuis vos débuts ?
Internet et les emails, sans aucun doute. À l’époque, tout passait par le courrier postal, parfois très lent, surtout quand il venait de pays éloignés. Aujourd’hui, tout est beaucoup plus rapide et connecté.

Comment voyez-vous l’avenir du magazine ?
Je pense qu’un jour, Rotary Mag deviendra exclusivement numérique. Et il y a fort à parier qu’une partie de son contenu sera préparée avec de l’intelligence artificielle.

Un article ou souvenir marquant ?
Plusieurs me viennent à l’esprit. Par exemple, l’interview de Maud Fontenoy après sa traversée de l’Atlantique à la rame, tout en étant présidente du Rotary club Val d’Europe à seulement 24 ans. Ou encore un échange avec un prêtre rotarien, qui montrait les ponts entre sa foi et le Rotary. Et bien sûr, l’interview d’Alain Decaux, ce célèbre historien, fils d’un ancien gouverneur du district de Paris, qui me parlait avec la même passion que dans ses émissions télévisées.

Une rencontre inoubliable ?
Je pense à Bucarest, en 1992. Le Rotary renaissait en Roumanie après plus de 50 ans d’interdiction. Le club de Bucarest venait de se créer, parrainé par le club de Paris, et ses membres s’exprimaient en français. Ils découvraient le Rotary dans un contexte de liberté retrouvée, c’était très émouvant. Ils se sont d’ailleurs abonnés au Rotarien (devenu depuis Rotary Mag) pour suivre l’actualité de notre organisation.

Une anecdote amusante ?
Lors d’un séminaire de la presse mondiale du Rotary à Montréal, la rédactrice du magazine japonais se plaignait que les panneaux de signalisation étaient incompréhensibles. Elle s’est tournée vers moi et m’a demandé si j’éprouvais la même difficulté. Toute la salle a éclaté de rire : elle ne savait pas que Montréal était francophone !

Découvrez le dernier numéro de Rotary Mag.

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